Accueil / Les insectes pollinisateurs

Les insectes pollinisateurs

Les pollinisateurs sont d’une grande importance : au niveau mondial, près de 90 % des plantes sauvages à fleurs en dépendent au moins en partie, et plus de 75 % des principales cultures vivrières ont besoin de la pollinisation animale dans une certaine mesure.

Qui sont-ils ?

Les insectes pollinisateurs, ce ne sont pas seulement les abeilles, comme on peut souvent le croire. Les abeilles restent les insectes les plus efficaces pour polliniser, mais il existe d’autres groupes.

Les hyménoptères

Abeilles, guêpes, fourmis… En France, ce groupe représente plus de 8 600 espèces, dont près de 1 000 espèces d’abeilles sauvages.

Osmia bevicornis © Elodie Richard

Les diptères

Mouches, syrphes et moustiques… Ils représentent plus de 8 800 espèces.

Syrphus balteatus © Didier Ferrand

Les lépidoptères

« Papillons de jour » (Rhopalocères) et « papillons de nuit » (Hétérocères) : le groupe contient respectivement 253 et plus de 5 000 espèces !

Anthocharis cardamines © Alain Campo-Paysaa

Les coléoptères

Cétoines, coccinnelles, longicornes… Ce groupe est composé de plus de 10 000 espèces en France, qui ne sont pas toutes floricoles.

Cétoine dorée © Benjamin Même-Lafond

Leurs besoins

Lorsqu’on pense pollinisateurs, on pense souvent aux fleurs, d’où ils tirent leur nourriture à l’âge adulte. Néanmoins, les pollinisateurs ont besoin d’autres ressources et d’habitats de nidification. Leur diversité conduit à une pluralité de modes de vie :

  • 70 % des abeilles sont terricoles, c’est-à-dire qu’elles creusent leur terrier dans la terre ou le sable. Elles ont besoin de zones avec du sol nu ou à végétation éparses ensoleillées comme par exemple des talus orientés au sud ou des pelouses écorchées.
  • Certaines larves de Syrphes (diptère) sont aphidiphages : elles se nourrissent de pucerons. D’autres vivent dans des cavités d’arbres avec de l’eau, d’autres sont filtreuses dans des eaux chargées…
  • Les larves de cétoines se développent sous terre.
  • Certains pollinisateurs vivent dans le bois mort ou sénescent, notamment pour certains syrphes, l’Abeille charpentière ou encore les longicornes comme le Petit Capricorne.

Les pollinisateurs en déclin

Selon le rapport de 2016 de l’IPBES, « en Europe, 9 % des espèces d’abeilles et de papillons sont menacés et les populations diminuent pour 37 % des abeilles et 31 % des papillons. »

Les causes du déclin :

  • Dégradation et fragmentation des habitats naturels : simplification paysagère (remembrement, nettoyage des parcs et jardins…) et disparition des micro-habitats (disparition des mares, des arbres morts…) ;
  • Urbanisation et artificialisation des sols ;
  • Agriculture intensive qui détruit les habitats supports (haies, mares, bordure de champs) et qui utilise des pesticides, insecticides… ;
  • Changement climatique qui peuvent désynchroniser la floraison des plantes et la sortie des pollinisateurs.

Nos actions en faveur des pollinisateurs

Accompagnement des agriculteurs

Depuis 2024, la LPO Anjou travaille sur la thématique des pollinisateurs avec son réseau de paysans. Des formations ont été réalisées pour permettre aux agriculteurs de mieux connaître les pollinisateurs et les manières de mieux les prendre en compte.

La LPO Anjou mène aussi des inventaires sur les syrphes et les bourdons pour participer à la connaissance des pollinisateurs sur les fermes.

Des diagnostics ont été réalisés sur différentes fermes pour faire un état des lieux des ressources et des habitats de nidification disponibles au sein de la ferme. Des préconisations sont ensuite fournies pour augmenter la capacité d’accueil pour les pollinisateurs.

Formation sur les pollinisateurs © Simon Coutand

Accompagnement des collectivités et entreprises

La LPO Anjou accompagne les collectivités et les entreprises pour améliorer la gestion des espaces verts en faveur des pollinisateurs.

En 2025, un projet a été lancé avec Angers Loire Métropole afin de renforcer l’attractivité des zones d’activités concertées (ZAC) présentes sur son territoire pour les pollinisateurs. Le projet vise à tester deux parcs d’activités : Le Bon puits et Pôle 49, situés à cheval sur les communes de Saint-Barthélemy-d’Anjou et de Verrières-en-Anjou. Ces deux parcs ont été sélectionnés car 90 ha d’espaces verts y sont présents.

Le projet consiste à diagnostiquer les ressources, les habitats de reproduction et les corridors de déplacement pour les pollinisateurs afin de proposer des modifications de gestion favorable aux pollinisateurs. Deux entreprises des parcs d’activités sont aussi accompagnées dans ce cadre : Dalkia Froid Solutions et Elec System.

Comment les accueillir chez vous ?

Les pollinisateurs ont des écologies très diversifiées et il ne suffit pas seulement de mettre des fleurs pour accueillir les pollinisateurs, des habitats divers sont aussi important. Vous pouvez :

  • Semer des fleurs mellifères locales, planter des arbres ou des arbustes avec le label végétal local (arbres et arbustes intéressants pour les pollinisateurs : bassin parisien et massif armoricain) ;
  • Laisser des débris de votre jardin ou de votre terrain dans des zones ensoleillées qui serviront de zones de nidification ou d’abris : branches mortes, feuilles morts, pierres, sable… Vous pouvez les ranger en tas (4 aménagements possibles) ;
  • Faire un muret en pierres sèches ou une spirale à aromatiques ;
  • Maintenir les arbres sénescents ou morts, les branches mortes.

Documents à télécharger

Fiches nidification

Auto-diagnostic pour les entreprises et collectivités

Auto-diagnostic pour les jardins de particuliers