Condamnation de SNCF Réseau pour destruction d’espèces protégées : une décision qui fera date

Au printemps 2019, SNCF Réseau a commandité de lourds travaux d’entretien des bords de voie ferrée entre Angers et Le Mans, aboutissant à la destruction de près de 6 ha d’habitats d’espèces protégées en pleine nidification. Poursuivie en justice, suite à une enquête approfondie de l’Office français de la biodiversité, la société a été condamnée par […]

L’automne, c’est le moment idéal pour installer les nichoirs

La LPO vous livre quelques conseils pour accueillir nos amis à plumes dans les meilleures conditions. Le manque de sites de nidification naturels peut être un obstacle à la reproduction des oiseaux nicheurs de nos jardins. Il est possible de leur donner un petit coup de pouce en équipant son jardin, son balcon, sa terrasse […]

Suivis ornithologiques sur le site Natura 2000 : plaine de Douvy, Champagne de Méron et colline d’Antoigné

Ça y est, le printemps est arrivé et le suivi des oiseaux nicheurs de la ZPS de la Champagne de Méron commence !

Cette année, l’avifaune du site sera étudiée dans ses moindres détails grâce à une équipe revue et augmentée. Pour mener à bien cette mission, Sylvie Desgranges sera épaulée par Axelle Denis, nouvelle recrue de la LPO Anjou, et Alexis Genuy, de retour pour la saison de terrain 2022.

Au programme, le suivi des outardes canepetières (évidemment !), des œdicnèmes criards et des passereaux de plaine (points d’écoute), ainsi que la reprise du suivi de migration à Antoigné. Un travail complémentaire sur la disponibilité alimentaire sera également mis en œuvre avec l’étude des rhopalocères et des orthoptères, si riches en protéines qu’ils constituent le met favori des jeunes outardes !

Plusieurs temps forts ouverts aux bénévoles ponctueront ces missions de terrain et vous pouvez déjà prendre note des trois dates de suivis « flash » des outardes : 27 avril, 18 mai et 8 juin 2022. Nous nous retrouverons plus tard pour les suivis des rassemblements postnuptiaux des œdicnèmes et des outardes (bimensuel entre le 8 août et le 23 octobre) et enfin les suivis des oiseaux hivernants (bimensuel entre le 7 novembre et le 5 mars).

Pour découvrir les enjeux de ce site unique, deux sorties « grand public » sont également prévues. Le 1er mai : de 9 h à 16 h (prévoir un pique-nique) avec une matinée d’observations naturalistes suivie de la visite d’une ferme investie dans la conservation du patrimoine naturel. Le 28 septembre à partir de 14 h 30 à la ferme de l’Écotay.

Si vous souhaitez découvrir le site ou participer aux suivis naturalistes, réservez vos dates (attention elles peuvent changer en cas de mauvaise météo).

Au plaisir de vous croiser sur le terrain !

Contact et information : 02 41 67 18 18

Sylvie Desgranges : sylvie.desgranges@lpo.fr

Axelle Denis : axelle.denis@lpo.fr

C’est le temps des messicoles !

De gauche à droite : Coquelicot, Renoncule des champs, Miroir de Vénus, Nielle des blés, Buglosse des champs

Avant les moissons, au bord des champs on peut observer des jolies fleurs dont le bien connu Coquelicot.
Savez-vous qu’il en existe 4 espèces différentes  ? Avec le changement rapide des pratiques agricoles leur destin est en danger. Dans le cadre du plan national d’actions Messicoles, Sylvie Desgranges — chargée de missions à la LPO Anjou — parcourt les bords de champs à la recherche de ces plantes devenues rares et rencontre les agriculteurs pour leur parler de la flore sauvage qui vit au rythme des cultures.

Vous aussi aidez-nous à connaître les stations de messicoles en cliquant ici

Merci !

Amélioration de la prise en compte de la Loutre d’Europe

Loutre d’Europe – Joël Tudoux

Dans le cadre du plan national d’actions en faveur de la Loutre d’Europe financé par la DREAL Pays de la Loire, la LPO suit et accompagne depuis 2014 la recolonisation du département de Maine-et-Loire par l’espèce. En effet cette espèce qui a fortement régressé à cause de la dégradation de son habitat et de la chasse pour la fourrure recolonise petit à petit les cours d’eau. Cependant cette recolonisation est fragile et nécessite une prise de conscience des différents acteurs liés, agissant sur les cours d’eau comme les syndicats de rivières ou le conseil départemental 49. 

Sa recolonisation peut être perturbée, par exemple, par le franchissement des ouvrages d’art des routes (pont, buse, etc.). En effet lorsqu’un ouvrage est infranchissable par la voie aquatique ou si l’énergie qu’elle doit dépenser pour le traverser est trop grande, elle préfèrera passer au-dessus et risquera donc de se faire percuter par un véhicule. Les collisions routières sont la première cause de mortalité de cette espèce dans les Pays de la Loire, ce qui en fait donc une problématique majeure pour sa conservation. De plus une mauvaise gestion des berges et de la ripisylve peut aussi lui être dommageable car elle a besoin de zones de tranquillité pour la reproduction.

Pour enrayer son déclin, améliorer sa recolonisation et sa prise en compte, la LPO Anjou a rencontré différents techniciens qui s’occupent de rivières en 2020. Ces techniciens font partie de syndicats de rivière qui œuvrent au rétablissement de la bonne qualité des masses d’eau et des milieux aquatiques en France. Ce sont donc des acteurs incontournables à sensibiliser pour le retour de la Loutre d’Europe et plus largement des mammifères semi-aquatiques comme le Castor d’Eurasie et le Campagnol amphibie. 

Nous avons donc rencontré au total 6 syndicats :  

  • Le SMBVAR (Syndicat mixte des Basses Vallées Angevines et de la Romme) ;
  • L’agglomération de Saumur qui œuvre sur le Thouet ;
  • L’Établissement public territorial de bassin de la Sèvre nantaise ;
  • Le syndicat mixte EDENN qui s’occupe de l’Erdre ;
  • Le syndicat Layon-Aubance-Louets ;
  • Le syndicat du bassin de l’Oudon.
Aménagement par le conseil départemental de Maine et Loire – Alexandre Martin

Les techniciens n’étaient pas toujours au courant de la présence de la loutre sur leur territoire d’action et ces rendez-vous ont donc été l’occasion d’échanger sur les possibilités de prendre en compte la loutre et les mammifères semi-aquatiques dans leur programme de travaux. Nous avons aussi pu visiter des ouvrages d’art problématiques pour le passage de la faune et discuter des solutions possibles. Nous allons poursuivre en 2021 ce travail en essayant de rencontrer d’autres syndicats de rivière et d’autres acteurs agissant sur les cours d’eau.  

Rédaction : Alexandre Martin et Sylvie Desgranges.  

À l’affût du Serpolet !

Photo : Cen Centre-Val de Loire/Rolland Paillat

La LPO coordonne cet été une étude sur l’Azuré du serpolet, un papillon des terrains secs de la moitié Est du département à l’écologie très particulière : il nécessite la présence conjointe d’une plante (l’origan) et d’une fourmi (la Myrmica) pour assurer son cycle de développement ! Petit résumé ici.

C’est un petit papillon protégé, réputé « commun » dans le Baugeois et le Saumurois, mais que nous connaissons mal : quels sont les habitats privilégiés ? Quelles sont les menaces ? Est-il encore présent dans la vallée du Layon ? Au nord d’Angers ? Pourquoi est-il absent de certains sites à origan ?

La zone à prospecter est vaste ! et nous aurions besoin de votre aide pour affiner la carte de répartition du papillon…

Comment participer : d’abord trouver de l’origan !

L’origan (ou marjolaine) est la plante-hôte du papillon. Elle occupe une large gamme de milieux herbacés secs (talus, pelouses, friches, carrières…) et commence à fleurir en juin ; au froissement, se dégage une odeur agréable de menthe voire de champignon.
Voici quelques photos (hauteur : 30-40 cm).

Photo : Cen Centre-Val de Loire/Rolland Paillat

Ensuite : trouver le papillon !

L’Azuré du serpolet émerge vers la mi-juin et peut être observé plus particulièrement durant le mois de juillet. Il est bien présent près des stations de sa plante-hôte, et c’est là que vous aurez le plus de chance de l’observer. C’est un « gros » azuré bleu sombre à l’intérieur et gris clair à l’extérieur, avec quelques points noirs.
Voici quelques photos.
Pas de capture temporaire au filet pour 2 raisons : parce qu’il est protégé, et parce que c’est inutile (une simple photo suffit au moindre doute !). Le chrono est lancé : il ne vous reste que quelques jours pour le trouver, passé le 25 juillet il est souvent trop tard…

Enfin : transmettre vos données !!!

Saisissez vos observations d’Azuré du serpolet sur Faune-Anjou (www.faune-anjou.org) : nous pourrons ainsi préciser la répartition de l’espèce – identifier les noyaux de populations et les zones encore à prospecter – et définir la meilleure stratégie de conservation !

Merci et à vous de jouer !

Sylvain Courant

Gilles Mourgaud

Sylvie Desgranges