Quelques conseils pour nettoyer les mangeoires

Le nourrissage des oiseaux du jardin est une pratique largement répandue en Europe et en France, comme à travers le monde. Elle consiste à supplémenter les oiseaux via l’apport d’un mélange de graines en période hivernale, dès les premières gelées (fin octobre/début novembre) jusqu’aux dernières gelées (aux environs du mois de mars).

L’arrivée du printemps dans notre région coïncide avec la fin recommandée du nourrissage à la mangeoire. Il est fortement recommandé de nettoyer les mangeoires lorsque l’hiver se termine afin d’éviter les contaminations par les fientes ou les restes d’aliments.

Une recrudescence des cas de psittacose (aviaire et humaine) en Europe a été relevée1. C’est l’occasion de rappeler les bonnes pratiques pour nettoyer les mangeoires :

  • Se laver les mains systématiquement après contact avec les animaux (déchets, plumes ou fientes compris) ;
  • Se laver les mains avant les repas ;
  • Utiliser des équipements de protection (gants) ;
  • Éviter de nettoyer des fientes sèches (une humidification préalable réduit le risque de pulvérisation dans l’atmosphère).

Pour plus d’informations sur le nettoyage des mangeoires et le nourrissage des oiseaux, vous pouvez consulter la fiche médiation faune sauvage ici.

  1. Avertissement sur la recrudescence des cas de psittacose ↩︎
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Le loup doit rester une espèce strictement protégée

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La Commission européenne propose de déclasser le loup de son statut actuel de protection stricte. Ce qui, concrètement, pourrait autoriser sa chasse. Ce n’est ni nécessaire, ni justifié. Et cela mettrait clairement en péril l’avenir de l’espèce, à l’heure où les efforts pour sa conservation commencent tout juste à porter leurs fruits…

Protéger le loup, c’est protéger une espèce aussi emblématique qu’indispensable à l’équilibre des écosystèmes qui nous entourent ! En chassant des proies sauvages, il contribue en effet à réguler de nombreuses espèces. De plus, en les contraignant à se déplacer, il permet à la végétation de se régénérer. Et, contrairement à ce que certains promoteurs du déclassement laissent entendre, il ne met pas en péril les populations d’ongulés sauvages.

Nous sommes convaincus qu’une cohabitation harmonieuse est possible. Nous soutenons des actions pour aider les bergers à protéger leurs troupeaux : renforcement de la présence humaine aux côtés du bétail, chiens de protection, pose de clôtures appropriées, expérimentations d’effarouchement… Pour mettre les animaux d’élevage à l’abri, ces mesures fonctionnent !

Nous appelons donc le gouvernement français à s’opposer à ce projet dangereux pour la biodiversité et la vie sauvage qui vise à simplifier les conditions de destruction de cette espèce protégée et l’appelons à défendre la possibilité d’une coexistence pacifique entre le loup et les activités pastorales en privilégiant une politique de protection renforcée des troupeaux.

Mobilisez-vous à nos côtés en signant cet appel.

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Bientôt le retour des oiseaux de plaine !

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Courlis cendré © Jessica Lafon.

Le printemps approche et l’équipe saumuroise de la LPO Anjou prépare la saison de terrain ! Cette année, nous accueillons un nouveau stagiaire pour la saison. Il assurera le suivi des oiseaux nicheurs pendant ses 6 mois de stage et a déjà repéré les premiers courlis !

Parmi les espèces phares de la ZPS, le courlis est le premier migrateur de retour de ses quartiers d’hiver. Depuis quelques années, nous n’avons plus que deux couples sur le site… Comme l’Outarde canepetière, il niche au sol dans les milieux prairiaux. Ses mœurs précoces le rendent particulièrement vulnérable à la destruction des nichées puisqu’il peut pondre dès le mois de mars ! Le courlis est classé « vulnérable » aux échelles européenne et nationale, et « en danger » dans les Pays de la Loire. Cette année, un projet régional voit le jour en Nouvelle-Aquitaine pour mieux connaître et protéger l’espèce. Affaire à suivre…

Sur la Champagne de Méron, les outardes ne tarderont pas à suivre les courlis. À l’automne dernier, nous comptabilisions 54 individus en rassemblement, un chiffre inégalé depuis près de 10 ans. Espérons qu’elles seront nombreuses à revenir sur le site cette année !

Et pour partager avec le plus grand nombre, l’équipe vous donne également rendez-vous pour une sortie grand public le mercredi 1er mai. C’est l’occasion de découvrir ensemble la faune et la flore de ce site unique, mais également de rencontrer nos principaux partenaires : les agriculteurs engagés pour leur conservation !