Cet été, parcourez l’Anjou avec #ExploreTerredejeux

Avec 3 Français sur 4 qui pratiquent des sports et loisirs de nature, soit plus de 34,5 millions de pratiquants, on constate un engouement généralisé pour le sport en « plein air », constat plutôt positif pour notre santé physique et mentale, et témoin d’un lien fort qui nous lie à la nature.

Bois du Petit-Souper © Philippe Siriot.

Du 22 au 26 mai, la LPO célèbre la fête de la Nature, événement international organisé par l’association du même nom. À cette occasion, des milliers de manifestations sont organisées par les associations de conservation et d’éducation à la nature, les collectivités locales, les établissements scolaires, les entreprises, les particuliers… sur tout le territoire français, en métropole et outre-mer, dans les villes comme à la campagne.

L’année 2024 étant placée sous le signe des Jeux olympiques et paralympiques de Paris, la LPO Anjou se mobilise donc sur le lien entre sports, loisirs nature, et respect de la biodiversité qui investit les espaces naturels en accompagnant des collectivités dans la célébration des Jeux, en révélant leurs trésors de nature.

Étang Saint-Nicolas © Olivier Loir.

Le département de Maine-et-Loire, labellisé « Terre de Jeux », offre 4 parcours « Explore Terre de jeux » : ces parcours nature mêlent activité sportive (randonnée, course à pied, vélo…) et découverte de la nature. Co-construits par la LPO et les collectivités locales, ces parcours seront matérialisés sous la forme de topoguides présentant :

  • la carte du parcours ;
  • les espèces observables ;
  • des recommandations pour observer et protéger la biodiversité locale.
Prairie de l’île Saint-Aubin ©Nono Vlf (Wikipédia).

Ces 4 parcours s’organisent autour de 4 espaces naturels de la région de l’Anjou : le lac de Maine, l’île Saint-Aubin, l’étang Saint-Nicolas et le bois du Petit-Souper. C’est l’occasion pour toute et tous de (re)découvrir ces espaces d’un nouvel œil. Peut-être apercevrez-vous une espèce d’oiseau que vous ne connaissiez pas, ou un arbre que vous n’aviez jamais remarqué auparavant. Le but est de profiter de ces espaces en appréciant la nature qui nous entoure.

Les topoguides sont consultables ci-dessous :

L’Europe, c’est la porte à côté !

La LPO se mobilise pour les élections européennes du 9 juin !

L’Union européenne est à l’origine de mesures environnementales concernant plusieurs domaines tels que :

  • Le changement climatique (directive SEQE*) ;
  • La pollution de l’air (normes EURO, directive qualité de l’air) ;
  • La pollution des eaux (directive cadre sur l’eau) ;
  • La gestion des déchets (directive sur les emballages) ;
  • La biodiversité (Natura 2000, directives Oiseaux et Habitats Faune-Flore) ;
  • La prévention des risques industriels et chimiques (règlement REACH**) ;
  • L’autorisation des OGM (directive sur la dissémination des OGM) ;
  • L’allocation de l’argent (LIFE, fonds structurels, politique agricole commune).

*Système d’échange de quotas d’émission de l’UE.
**Registration, Evaluation, Authorization and Restriction of Chemicals

Selon la projection des votes aux prochaines élections, une remise en cause de nos acquis est possible :

  • L’abolition des directives Oiseaux et Habitats FF et une dérégulation plus générale de toute législation environnementale du pacte vert européen ;
  • La disparition de budgets clés comme LIFE dans le prochain budget de l’UE et de tous les outils financiers qui assurent la viabilité de nos organisations ;
  • Un ancrage des discours anti-environnement et un rejet des mouvements environnementalistes.

Le 15 avril dernier, le CAN (Climate Action Network) Europe a publié les scores des différents partis politiques représentés au parlement européen. Ces scores comptabilisent les votes des membres du parlement en faveur de mesures écologiques (climat, nature, pollution) sur leur dernier mandat (2019-2024).

Ces scores sont disponibles en ligne.

Ces élections (9 juin 2024), qui concernent environ 400 millions d’électeurs, sont bien plus que l’élection de 720 députés européens. Il s’agit de décider des priorités politiques des cinq prochaines années.

Plusieurs législations environnementales européennes sont remises en cause et les tentatives de les faire régresser toujours plus sont palpables (loi sur la restauration de la nature, modification du statut du loup…).

Si la majorité actuelle du parlement n’existe plus, les conséquences pour les organisations de la société civile peuvent être catastrophiques.

Le Réseau action climat, en partenariat avec Vert, a lancé la plateforme « Paumés dans mon Europe » pour tout savoir sur les élections européennes. Si vous voulez comprendre, agir et vous inspirer, cliquez sur ce lien.

Des gîtes artificiels pour les chauves-souris

Le 18 avril 2024, la LPO Anjou a coordonné une journée d’installation de trois îlots de gîtes artificiels à chauves-souris au sein du bois de la Caille à Cholet. Cette intervention vise à tester l’efficacité des gîtes artificiels sur la Noctule commune, espèce fortement menacée en France, et de proposer une méthodologie d’implantation de ces derniers.

Ces actions pourront servir de retour d’expérience dans le cas où il serait indispensable de remplacer des gîtes déjà existants ou potentiels (arbres creux, cavités de pics) sur un site donné. La Noctule commune est ciblée en raison de son statut d’espèce menacée aux niveaux régional et national. Elle fait l’objet de plusieurs actions et notamment d’un plan régional d’actions.

L’espèce est presque exclusivement arboricole et trouve régulièrement refuge dans les arbres en ville où elle vient se reproduire, hiberner ou tout simplement s’abriter lors de mouvements migratoires. Elle recherche des réseaux de plusieurs vieux arbres à cavités qu’elle fréquente par intermittence mais avec une certaine fidélité. Ces réseaux d’arbres peuvent cependant être soumis à des actions de gestion qui peuvent être incompatibles avec l’occupation de la Noctule commune.

Pose de gîtes © Luna Tanquerelle

Le bois de la Caille est déjà un parc urbain connu comme accueillant des Noctules communes dans un réseau de plusieurs arbres gîtes. Il a donc été choisi comme « site test » pour cette implantation.

L’implantation des 18 gîtes artificiels s’est déroulée toute la journée : une nacelle a été utilisée afin d’installer les gîtes selon plusieurs critères (hauteur, orientation, espace dégagé devant le gîte…). Le coordinateur Chiroptères de la LPO Anjou ainsi qu’une chargée d’études de l’association ont pu aider deux grimpeurs du service des espaces verts de la ville de Cholet à installer les gîtes.

Ces gîtes pourront ensuite être suivis au moins deux fois par an sur les périodes hivernales (hibernation) et estivales (mise bas) durant plusieurs années. Ils peuvent aussi être colonisés par d’autres espèces de chauves-souris qui affectionnent les gîtes arboricoles, le suivi sera donc l’occasion d’avoir les informations sur quelles espèces les utilisent, comment et quand !

La LPO Anjou recrute une directrice ou un directeur

La LPO Anjou est une association loi 1901 qui agit en faveur de la nature et de la biodiversité par la connaissance, la protection, l’éducation et la mobilisation. Avec ses 2 000 adhérents, une équipe d’environ 30 salariés répartie à Angers et Saumur, la LPO Anjou agit depuis plus de 30 ans sur l’ensemble du département de Maine-et-Loire. Sous l’autorité du conseil d’administration, en lien étroit avec le bureau exécutif, la directrice ou le directeur met en œuvre la politique de l’association et le programme d’action qui en découle. Elle ou il assure la gestion de l’ensemble des ressources (humaines, financières, matérielles…) en relation avec deux cadres, responsables chacune d’un pôle d’activités. Elle ou il est également assisté·e d’une assistante en ressources humaines et d’une assistante de gestion.

Représenter la LPO Anjou aux plans institutionnel et partenarial

  • Représenter l’association auprès des institutions, des partenaires publics et privés ;
  • Communiquer auprès des partenaires et des adhérents en collaboration avec la présidente et le CA.

Animer la vie de l’association, coordonner son activité

  • Préparer les réunions statutaires qui rythment la vie administrative de l’association (bureaux, conseils d’administration, assemblées générales) ;
  • Informer des évolutions réglementaires et des dispositifs des politiques publiques et en identifier les perspectives pour la structure ;
  • Développer des projets, prendre des initiatives sur des dossiers émergents ;
  • Superviser les missions et projets menés par la LPO Anjou.

Gérer les activités administratives et financières

  • Élaborer le budget et piloter sa mise en œuvre ;
  • Rechercher des financements (subventions, dons, etc.) ;
  • Organiser et formaliser les procédures de fonctionnement de la LPO Anjou.

Piloter les ressources humaines

  • Encadrer le personnel ;
  • Suivre et réguler le plan de charge des salariés en relation avec les deux responsables de pôle ;
  • Assurer la gestion des emplois et des parcours professionnels (GEPP) ;
  • Définir les besoins en personnel, et mener les recrutements décidés par le CA ;
  • Présider le CSE.
  • Adhésion aux valeurs et objectifs de la LPO ;
  • Compétences en management et expérience en direction ;
  • Excellent relationnel et aisance à l’oral pour représenter l’association ;
  • Connaissances des contextes d’intervention de la LPO : politiques environnementales, financements, acteurs ;
  • Formation supérieure en management, RH ou gestion.
  • CDI à temps plein (forfait cadre 215 jours/an), travail possible en soirée et le week-end ;
  • Poste basé à Angers et établissement secondaire à Saumur ;
  • Déplacements fréquents sur l’ensemble du département, occasionnels en dehors. Permis B requis, véhicule de service à disposition ;
  • Rémunération : base 41 000 € brut annuel (groupe J de la convention « ÉCLAT »).

Pour postuler : envoyer votre CV et votre lettre de motivation à madame la présidente de la LPO Anjou.