Rencontres des naturalistes et gestionnaires d’espaces naturels 2023

La LPO Pays de la Loire et le Conservatoire d’espaces naturels organisent les rencontres des naturalistes et gestionnaires d’espaces naturels des Pays de la Loire.
Cette manifestation se déroulera du jeudi 16 au samedi 18 novembre 2023 au lycée Angers Le Fresne à Sainte-Gemmes-sur-Loire (49).

Au programme

On vous dévoile le programme de cette édition 2023 des rencontres des naturalistes et gestionnaires d’espaces naturels des Pays de la Loire.

L’objectif de ces rencontres est de rassembler

  • les acteurs de terrain,
  • les scientifiques,
  • les naturalistes,
  • les gestionnaires d’espaces naturels,
  • professionnels ou étudiants.

Ces rencontres sont l’occasion de faire le point sur différentes études, enquêtes, actions de conservation, de gestion ou de restauration des habitats naturels ou des espèces et de partager les expériences. Elles sont soutenues par la DREAL et le conseil régional des Pays de la Loire.

Le jeudi, 4 visites de sites au choix permettront d’échanger et de prendre la mesure d’actions opérationnelles mises en œuvre sur le terrain.

La journée du vendredi est dédiée à la thématique :
L’arbre, source de biodiversité

Les visites du jeudi 16 novembre 2023

Pour chacune des visites, prévoir une tenue de terrain adaptée à la météo et le rendez-vous sera à 14 h.

Les visites auront lieu sous réserve d’un minimum de personnes inscrites. Une visite pourra être reportée vers une autre si le nombre d’inscrits n’est pas suffisant.

Le nombre maximum de participants est de 25 personnes.

Grand Capricorne © Christal Robert LPO Vendée

Visite 1 : Gestion forestière de l’Espace naturel sensible étang Saint-Nicolas

Intégration des enjeux naturalistes dans la gestion d’un ENS périurbain très prisé des Angevins.

Sujets abordés : sensibilisation des publics, sécurité, plan de gestion ONF, îlots de sénescence et de vieillissement, formation des agents et évolution des pratiques (gros bois morts conservés, marquage des arbres à cavités favorables aux chauves-souris et au Grand Capricorne).

Où ? à Angers

Avec qui ? Camille Gaudin, Olivier Loir (LPO Anjou) et Marc Houdon (direction Parcs Jardins et Paysages, Angers Loire Métropole)

Visite 2 : Réserve naturelle régionale de la ferme bocagère de la Chauffetière

La gestion conservatoire d’une ferme bocagère.
Retour sur l’historique de la création de la première réserve naturelle régionale et sur le partenariat en cours.

Au programme : les projets envisagés ces prochaines années pour préserver cet espace naturel et la découverte des nouveaux habitants de la réserve.

Où ? Orée-d’Anjou

Avec qui ? Solène Sacré (éleveuse) et Arnaud Cochard (CEN Pays de la Loire)

RNR Ferme de la Chauffetière © A. Florent
ENS de l’Isle Briand (Le Lion-d’Angers)
© Parc départemental de l’Isle Briand

Visite 3 : L’Isle Briand

Un Espace naturel sensible boisé aux multiples usages.

Retour sur 10 ans de gestion des boisements visant à un équilibre entre amélioration de la qualité des habitats naturels, prise en compte des différents usages et fréquentation du public.

Où ? au Lion-d’Angers

Avec qui ? Jean Pelé (LPO Anjou) et Vincent Lombard (conseil départemental de Maine-et-Loire)

Visite 4 : La ferme des Genettes, à la confluence Loire-Divatte

Concilier élevage et biodiversité.

Découverte des milieux gérés par Dorian et Maxime dans la vallée de la Loire. La visite sera l’occasion de revenir sur les riches faune et flore vivant sur les espaces exploités par les deux éleveurs et sur le partenariat entre le CEN Pays de la Loire et la ferme des Genettes.

Où ? Orée-d’Anjou

Avec qui ? Dorian Angot et Maxime Lerat (éleveurs de la ferme des Genettes) et Fabrice Normand (CEN Pays de la Loire)

Genette © Ferme des Genettes

Pour s’inscrire aux rencontres des naturalistes et des gestionnaires 2023

L’accès aux présentations est gratuit mais l’inscription reste obligatoire avant le 10 novembre 2023, les places étant limitées.

L’inscription est nominative, merci de renseigner un formulaire par personne.

Suivi de la migration sur le site de l’Angibourgère, La Tourlandy

L’automne arrive et l’approche de cette saison fait naître en nous la promesse de belles journées d’observation de la migration.

L’Angibourgère © Jean-Michel Logeais.

Certes, l’Anjou, n’est pas un haut lieu de passage au niveau national mais en relation avec les résultats intéressants déjà connus sur les reliefs du Choletais *, la LPO Anjou, à l’initiative du groupe LPO Mauges, souhaite dynamiser le suivi de la migration sur ce point haut départemental.

Sur le site de l’Angibourgère (situé à 216 m d’altitude, commune de La Tourlandry), les premières données obtenues depuis 3 ans mettent en lumière un flux intéressant notamment au passage des hirondelles vers la mi-septembre et un peu plus tard pour les fringilles (mi-octobre/fin octobre).

Cette année, nous avons besoin de vous afin de pouvoir suivre la migration sur une période plus large. Pour cela, nous souhaitons mettre en place un agenda concerté et accessible à tous les bénévoles (voir lien ci-dessous).
Le but étant de pouvoir vous inscrire, soit pour venir assurer directement le comptage des oiseaux migrateurs, soit pour venir compléter une équipe déjà inscrite. 
Ce suivi de la migration repose sur un effort bénévole important afin que les comptages puissent être les plus réguliers possibles.

Par ailleurs, Samuel Havet, salarié de la LPO Anjou, sera également présent sur le site lors de quelques matinées afin de permettre aux novices qui le souhaitent de venir se familiariser avec l’identification des cris et des oiseaux en vol ! N’hésitez pas à le contacter : samuel.havet@lpo.fr ou 07 81 54 38 25.

Si vous avez d’autres questions concernant le suivi de migration, vous pouvez contacter Éric Van Kalmthout, référent du groupe Mauges, à l’adresse ericnature@orange.fr

Merci !

Jean-Michel Logeais, Éric Van Kalmthout et Samuel Havet.

*Mourgaud G., Logeais J.-M., Vrignault J.-D., 1990. — Synthèse 1989 de la migration postnuptiale sur la route des crêtes du « Bois des Hauts ». Bulletin de synthèse, Mauges Nature, 1 : 81-99. Voir aussi les divers articles sur le blog du Groupe local LPO Mauges.

Inscription au Club des jeunes naturalistes de la LPO Anjou

Tu as entre 8 et 16 ans et tu aimes parcourir la nature et découvrir ses merveilles ? Alors, viens rejoindre le Club des jeunes naturalistes de la LPO Anjou !

Un groupe du Club des jeunes Naturaliste participant à une sortie en mer

Le club propose toujours une sortie mensuelle, en général le samedi après-midi avec chaque fois un thème différent, et une sortie sur un week-end.

Tu confectionneras des objets à partir de matériaux naturels (vannerie, nichoirs), tu goûteras les trésors de la nature, tu frissonneras en écoutant les chouettes ou en observant les anneaux de Saturne. Tu devras faire appel à ta force pour aider un pêcheur à lever ses filets en Loire ou au contraire à ta délicatesse pour détacher un oiseau des filets et ensuite le baguer avec les scientifiques qui étudient leur migration. Tu feras tourner un vrai moulin à vent. Tu sauras être discret pour observer le castor ou les oiseaux hivernants. Enfin tu apprendras comment on protège et soigne les hérissons. Ce qui est sûr c’est que tu repartiras avec des souvenirs incroyables et des découvertes variées sur les oiseaux, les mammifères, les insectes, les poissons et même les arbres…

Le rendez-vous est fixé à Chalonnes-sur-Loire ou sur Angers, puis les bénévoles assurent les transports sur le site d’observation situé habituellement à proximité ou aux environs d’Angers. Nous accueillons des enfants de tout le département. Le nombre de places est limité à 25 enfants au club de Chalonnes-sur-Loire et à 20 enfants au club d’Angers. Les sorties se font sur l’année scolaire. Les frais sont réduits à l’inscription familiale à la LPO : 42 € et 4 € par enfant d’inscription au Club CPN (Connaître et Protéger la nature), ensuite une participation est parfois demandée pour certaines sorties (création nichoir, sortie en bateau sur la Loire).

Inscription [COMPLET]

Pour inscrire son enfant, contactez le CJN le plus proche de chez vous :

Club des jeunes naturalistes à Chalonnes-sur-Loire :
Valérie Chalumeau
didiervalerie.chalumeau@orange.fr
06 75 69 78 60

Club des jeunes naturalistes à Angers :
Sigrid Griffon
gsigrid@hotmail.com

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Condamnation de SNCF Réseau pour destruction d’espèces protégées : une décision qui fera date

Au printemps 2019, SNCF Réseau a commandité de lourds travaux d’entretien des bords de voie ferrée entre Angers et Le Mans, aboutissant à la destruction de près de 6 ha d’habitats d’espèces protégées en pleine nidification. Poursuivie en justice, suite à une enquête approfondie de l’Office français de la biodiversité, la société a été condamnée par le tribunal correctionnel d’Angers à une lourde amende : une décision qui constitue un précédent pour les différents gestionnaires d’infrastructures linéaires.

© Sylvie Desgranges.

Le choix fautif d’engager des travaux lourds en pleine période de nidification

Gestionnaire d’un vaste réseau de voies ferroviaires, SNCF Réseau doit entretenir la végétation située à ses abords pour des raisons évidentes de sécurité. Suite à des carences d’entretien au cours des décennies précédentes, elle engage à la fin des années 2010 un vaste programme d’intervention sur la végétation dans la région Pays de la Loire, avec le choix de procéder quasi systématiquement à des coupes rases plutôt qu’à de l’élagage mesuré. En 2019, elle confie à un sous-traitant, la société SEFA Environnement, un chantier d’intervention aux abords de la ligne Angers-Le Mans. En dépit des recommandations de la coordination régionale LPO Pays de la Loire, ces travaux sont engagés en pleine période de nidification (d’avril à juillet), période la plus sensible pour la faune. L’Office français de la biodiversité, organisme de police de l’environnement, constate alors la destruction de 57 698 m² d’habitats d’espèces protégées. Elle fait interrompre les travaux et dresse procès-verbal pour ces faits. Plusieurs associations départementales et régionales affiliées à France Nature Environnement ou à la Ligue pour la protection des oiseaux portent plainte.

Une jurisprudence pour tous les gestionnaires d’infrastructures linéaires

Par jugement du 22 août 2023, le tribunal correctionnel d’Angers condamne SNCF Réseau à une amende de 450 000 € pour complicité de destruction d’habitats et spécimens d’espèces protégées et la société sous-traitante à une amende de 30 000 €. Chaque association partie civile voit son préjudice réparé à hauteur de 10 000 €. Ces sommes significatives témoignent de l’ampleur de l’atteinte causée à la faune dans ce dossier et de la volonté de la justice de la réprimer avec fermeté.
Le jugement acte que les travaux significatifs engagés sur la végétation pendant la période de nidification constituent des délits. Ce message devra être entendu par les différents gestionnaires d’infrastructures linéaires (voies routières, lignes électriques, fibre, conduites de gaz…), les obligeant ainsi à programmer leurs interventions de façon plus anticipée : il n’est en effet pas rare que de tels travaux d’entretien soient menés en dehors des périodes adéquates, malgré les recommandations des associations de protection de l’environnement. Le tribunal a par ailleurs ordonné la publication du jugement dans différents quotidiens, témoignant de sa volonté d’en faire un exemple.

Contacts presse

  • Mickael POTARD – coordinateur régional de la LPO Pays de la Loire – 06 45 72 16 02.
  • Benjamin HOGOMMAT – responsable juridique de FNE Pays de la Loire – 06 08 12 87 20.

Participez à la 27ᵉ nuit internationale de la chauve-souris

Depuis plus de 20 ans, la Société française pour l’étude et la protection des mammifères (SFEPM) organise, chaque année, la nuit internationale de la chauve-souris, afin de faire découvrir à un large public la biologie, le mode de vie, les menaces mais aussi les actions de protection mises en place pour préserver les Chiroptères.

Grappe de Murins à oreilles échancrées © Benjamin Même-Lafond.

Les chauves-souris, ces créatures nocturnes qui peuplent nos cieux et naviguent avec grâce dans l’obscurité, sont des actrices essentielles des écosystèmes. La nuit internationale de la chauve-souris est l’occasion idéale de les découvrir de près, grâce aux animations organisées par la LPO Anjou du 22 août au 22 septembre 2023. Au cœur de ces soirées exceptionnelles, les participants auront la chance de plonger dans la vie secrète de ces mammifères volants et de comprendre leur rôle crucial dans la préservation de la biodiversité.

Que vous soyez un curieux de la nature, un passionné d’écologie ou simplement en quête d’une expérience mémorable en famille, ces nuits exceptionnelles promettent de vous émerveiller. Rejoignez la LPO Anjou pour célébrer la 27ᵉ nuit internationale de la chauve-souris et laissez-vous envoûter par le charme mystérieux de ces créatures volantes.

Nos animations LPO Anjou

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Les conséquences du changement climatique

© Théophile Tusseau

Le changement climatique, c’est quoi ?

Pour commencer, beaucoup ne font pas la distinction entre le climat et la météo. La météo, c’est l’évaluation du temps qu’il fait ou qu’il va faire à très court terme. Le climat est une étude de la météo sur 30 ans, ce qui va permettre de comprendre l’évolution du climat dans le temps.

On ne parle pas du changement climatique sans évoquer les gaz à effet de serre. Ces gaz sont naturellement présents dans l’atmosphère et sans eux, la température générale serait en moyenne de -15 ℃ ! En effet, ces gaz retiennent la chaleur provenant du soleil sur notre planète. Les activités humaines (exploitation de l’énergie fossile, déforestation…) ont fait exploser leurs émissions, surtout pendant les 100 dernières années. Au cours des 22 000 dernières années, il y a eu moins d’émissions de gaz à effet de serre qu’au cours des 100 dernières années. À cause d’une trop importante accumulation des gaz à effet de serre, la température de la planète a augmenté de +1,1 ℃. Ce qui a pour conséquence, un dérèglement climatique. Les conséquences ne sont pas seulement liées à une météo plus chaude. Le dérèglement amène d’autres problématiques comme une augmentation des sécheresses, des incendies, des canicules, des inondations, des événements extrêmes (ouragans, orage…) et bien d’autres.

Changement climatique dans les Pays de la Loire

La région a vu sa température augmenter de 1,5 ℃ depuis les 60 dernières années avec une accélération du phénomène à partir de 1980. Le climat régional est de plus en plus tempéré et il y a eu une augmentation de la température de l’eau de la Loire de +1,2 ℃ en 32 ans. L’évolution du climat attendue dans la région en 2050 est une augmentation de 1,5 ℃, de 7 à 16 jours supplémentaires de vagues de chaleur, une diminution moyenne de 5 à 25 jours de gel par an et une diminution des précipitations mais avec plus d’intensité. Avec de telles augmentations de températures, Angers aura des températures équivalentes à celles qu’avait Biarritz sur la période de 1976 à 2005. D’ici la fin du xxie siècle, les risques d’incendies vont fortement augmenter. L’accumulation de la chaleur dans les océans provoque la montée des eaux. Les communes ligériennes côtières auront une forte vulnérabilité à cette montée des eaux, ce qui entraînera des inondations et une migration de la population vers les terres.

Conséquences du changement climatique sur la biodiversité

Le changement climatique est une des 5 grandes causes du déclin de la biodiversité. Le déclin est 100 à 1 000 fois plus rapide que l’évolution naturelle, la 6e extinction est en cours.

Il y a 3 types de réponses de la biodiversité face au changement climatique :

  • expansion/persistance dans l’habitat par adaptation génétique ;
  • glissement/migration vers des zones refuges ;
  • extinction locale/effondrement/déclin.

Selon le GIEC : environ 20 à 30 % de la biodiversité aurait un risque d’extinction si les températures augmentent de +2 à +3 ℃ ! Les espèces exotiques envahissantes connues pour leur forte capacité de colonisation de milieux vont augmenter leur présence avec le changement climatique.

Des impacts déjà visibles en France :

  • Remontée vers le nord ou en altitude de certaines espèces (y compris pathogènes) : +5,6 km/an vers le nord pour la chenille processionnaire du pin ;
  • Décalage des dates de migration : entre 1989 et 2017, 6 jours en moyenne de décalage pour la date d’arrivée des oiseaux migrateurs en France ;
  • Perturbation des interactions entre espèces : les chenilles émergent avant l’arrivée des oiseaux qui s’en nourrissent.

Les premières pistes d’adaptation au changement climatique

Quelques solutions à développer pour ralentir le changement climatique :

  • Risques d’incendie : préparer un plan d’intervention et mise en place de pare-feu naturels ;
  • Adaptation du pâturage : trouver des zones de repli pour trouver un peu de fraîcheur pendant la période estivale ;
  • Rendre plus méditerranéennes les pelouses calcicoles : création d’îlots de fraîcheur et de refuges microclimatiques pour les espèces animales ;
  • Développer les zones forestières : planter des arbres et des haies pour atténuer les effets du changement climatique ;
  • Sélectionner des végétaux adaptés aux conditions environnementales locales futures.

La gestion adaptative en fonction des événements est primordiale.

Si vous voulez en savoir plus sur le changement climatique des Pays de la Loire, nous vous invitons à consulter le 1er rapport du GIEC Pays de la Loire de juin 2022.

Suivi de la fauche des prairies dans les Basses Vallées Angevines

À gauche, une prairie non fauchée et à droite, une prairie fauchée © Maël Ville-Pleurdeau.

Comme tous les ans vient la saison des fauches. Les belles prairies des Basses Vallées constituant le lieu de vie de nombreuses espèces d’oiseaux (Râle des genêts, Tarier des prés, Bruant des roseaux…) sont exploitées à partir de début juin pour permettre aux agriculteurs de remplir les stocks de foin. Vous vous en doutez alors, tout est une histoire de compromis. D’un côté, une fauche précoce permet aux propriétaires des parcelles d’avoir un bon rendement et un foin de qualité. Mais de l’autre, elle implique une disparition souvent prématurée de l’habitat auquel sont inféodées beaucoup d’espèces qui nichent directement au sol dans ces prairies.

Les mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) existent dans le but d’établir ce compromis. Cette année, les agriculteurs s’engagent sur un nombre moyen de jours de retard de fauche sur l’ensemble des parcelles engagées dans le contrat. Ils ne peuvent pas faucher avant le 5 juin, date de référence, et reçoivent des indemnités en fonction du nombre de jours de retard à savoir 25, 35 ou 45. Mettons par exemple qu’un agriculteur possède deux parcelles de surface équivalente, qu’il en fauche une au 20 juin (15 jours de retard) et une au 10 juillet (35 jours de retard), il sera indemnisé à l’hectare sur la base de l’engagement de 25 jours de retard moyen de son contrat. L’engagement dans une MAEC implique également la rencontre obligatoire des animateurs du site Natura 2000 afin de valider en amont les dates de fauche en fonction des enjeux liés à la biodiversité.

D’un point de vue biodiversité justement, on estime que les premiers Râles des genêts ne sont aptes à voler qu’à partir de juillet, certains ne pouvant prendre leur envol qu’en septembre (dans le cas de la deuxième nichée). L’enjeu est donc de taille pour les oiseaux prairiaux et en particulier le Râle dont les effectifs ne cessent de baisser d’année en année. Retarder les dates de fauche peut donc permettre d’augmenter les chances de survie des jeunes, ce qui est loin d’être négligeable quand on sait que seules quelques dizaines de mâles chanteurs subsistent en France.

Râle des genêts dans une prairie © Louis-Marie Préau.

Cela étant dit, nous nous occupons donc tous les ans de faire un tour hebdomadaire des Basses Vallées (prairies de la Baumette, de l’île St-Aubin, de la Sarthe et du Loir) de juin à septembre afin de pointer les parcelles fauchées à chaque passage. Cela permet d’avoir un aperçu général et de comparer d’une année à l’autre l’évolution des dates de fauche. Les parcelles à enjeu (abritant notamment un ou plusieurs râles) sont particulièrement observées et les agriculteurs concernés peuvent être contactés afin de trouver un arrangement.

Résultats des suivis printaniers 2023 de la Champagne de Méron

Voici les premiers résultats du printemps 2023 de la Champagne de Méron (Montreuil-Bellay), classée site Natura 2000. Alors que la chaleur estivale s’installe, l’équipe saumuroise réalise les derniers suivis de la saison de reproduction… et les premiers résultats sont très positifs !

Côté Outardes, 20 mâles chanteurs ont été recensés lors des deux premiers comptages concertés des 26 avril et 17 mai : c’est deux de plus que l’année dernière, déjà on progresse. Autre bonne nouvelle, des individus ont été retrouvés sur deux secteurs que nous pensions désertés… Merci à tous les bénévoles et agriculteurs qui prennent part aux différents suivis !

Concernant les autres espèces prioritaires du site, les effectifs sont similaires à 2022 avec au moins 50 couples d’Œdicnèmes criards, 2 de Courlis cendrés et 3 de Pies-grièches écorcheurs. Le retour de la Gorgebleue à miroir est également confirmé, avec, comme l’année dernière, deux mâles chanteurs recensés !

Enfin, Busards cendrés, Circaètes Jean-le-Blanc et Busards Saint-Martin sont toujours régulièrement observés en chasse au-dessus des jachères de la Champagne.

Gorgebleue à miroir © Y. Guenescheau.

Le rythme des suivis ralentira cet été et les prochains comptages concertés auront lieu à la période des rassemblements post-nuptiaux… On se retrouvera toutefois la dernière semaine de juillet pour une prospection collective à la recherche des indices de nidification !

À bientôt sur le terrain !

Contacts et informations

Vous pouvez contacter l’accueil de l’antenne LPO Saumur : 02 41 67 18 18.

Vous pouvez également envoyer un mail à Axelle Denis, chargée de mission biodiversité, référente site Natura 2000 Méron ou Alexis Genuy, chargé d’études biodiversité.

Retour sur l’Écolo Big Day 2023

Les 3 et 4 juin derniers s’est déroulé notre fameux événement : l’Écolo Big Day.

Quand 2 équipes (Les Sylvidés et Les Barges) se croisent par pur hasard en forêt de Milly !

Le principe était simple : en équipe, contacter un maximum d’espèces d’oiseaux sur une durée de 24 h. De plus, uniquement les modes de déplacements « verts » étaient autorisés : vélo, marche, transports en commun, etc.

6 équipes regroupant 29 participants ont concouru lors de cette édition 2023 et ont permis de contacter 140 espèces d’oiseaux entre le démarrage samedi 3 juin à 10 h tapantes et la fin le lendemain à 10 h.

De belles observations !

Certaines raretés locales ont pu être observées : Échasse blanche, Élanion blanc, Fauvette pitchou, Guêpier d’Europe, Nette rousse, Outarde canepetière, Pouillots de Bonelli et siffleur. Une belle trouvaille également pour une équipe de sacrés veinards qui a eu la chance de tomber, en plein cœur des Basses Vallées Angevines, sur le chanteur de Rousserolle verderolle au petit lever du jour.

Les gagnants

Avec 120 espèces contactées, l’équipe des Barges remporte le classement du nombre d’espèces, devant l’équipe des Sylvidés (108 espèces). Toutefois, avec environ 160 kilomètres parcourus à vélo durant le week-end, le classement en termes d’efficacité (0,75 espèce/km) laisse « à désirer »… Et c’est là que l’équipe des enfants du Club des Jeunes naturalistes de Chalonnes tire son épingle du jeu : avec 33 espèces contactées sur un parcours tout en sobriété d’environ 6 kilomètres effectués à pied, il écrase toute concurrence et affiche une moyenne de 5,5 espèces/km !

Retour en images de l’Écolo Big Day

Un grand merci encore à toutes les équipes participantes (Les Barges, Le CJN de Chalonnes, Les Couraulis, Les Hérons Patapon, Les Li-geai-riens et Les Sylvidés).

On se dit à l’année prochaine !

Aire terrestre éducative de l’école Voltaire

Échange entre l’école Voltaire et l’école Les Goganes sur leurs ATE.

Que sont les « aires terrestres éducatives » (ATE) ?

Une aire terrestre éducative est une zone terrestre de petite taille (parc urbain, friche, zone humide, forêt, rivière, etc.) qui devient le support d’un projet pédagogique de connaissance et de préservation de l’environnement pour des élèves du CM1 à la 3e, accompagnés de leur enseignant et de leur référent (un acteur de la sphère de l’éducation à l’environnement). C’est l’occasion pour eux de découvrir leur territoire et ses acteurs dans le cadre d’un projet d’éducation à l’environnement durant lequel ils développent les compétences du programme scolaire. Les élèves se réunissent sous la forme d’un « conseil de la Terre » et prennent toutes les décisions concernant leur aire éducative. Ce projet éco-citoyen s’inscrit pleinement dans la dynamique de l’enseignement scolaire.

Les objectifs

  • Former les plus jeunes à l’éco-citoyenneté et au développement durable ;
  • Reconnecter les élèves à la nature et à leur territoire ;
  • Favoriser le dialogue entre les élèves et les acteurs de la nature.

Le rôle de la LPO

Notre rôle est d’accompagner des classes durant plusieurs séances pour leur projet d’ATE.

L’ATE de l’école Voltaire

Depuis 3 ans, dans le cadre de l’aire terrestre éducative, les 20 élèves de CM1/CM2 de Julien Maussion de l’école Voltaire du quartier Monplaisir à Angers, ont mis en place des actions de préservation de la nature sur leur « triangle » (petit parc urbain public, situé derrière le stade Marcel-Denis) :

La classe de l’école Voltaire devant le panneau explicatif de leur ATE © École Voltaire.

Journée portes ouvertes

Vendredi 16 juin, la classe a organisé sa journée portes ouvertes sur leur projet d’année. Ils ont ainsi accueilli une centaine d’enfants venus vivre une expérience unique grâce à des ateliers ludiques, sportifs et artistiques : béret des oiseaux, jeu de l’écureuil, jeu de piste, atelier land art, utilisation des loupes binoculaires pour observer une plume de Geai des chênes, atelier construction de nichoirs, un fil d’exposition retraçant les différentes étapes du projet et le clou de la journée, la fabrication d’un nid géant ! Imaginé par les élèves, ce nid à taille humaine a vu le jour grâce à l’implication de la Ville d’Angers (fourniture des branches et des ballots de paille), de la Maison pour tous (prêt de tapis) et de l’association Toile d’éveil (prêt de tapis et coussins). Les élèves étaient ravis de pouvoir se reposer et se remémorer les événements grâce aux photos des trois années de vie du projet.

Nous remercions la cité éducative de Monplaisir qui a financé une grande partie de ce projet, la Ferme de Sainte Marthe, ainsi que l’Office français pour la biodiversité. Ce fut un projet multi-partenarial riche d’échanges et porteur d’espoir pour les jeunes. Nous les avons vus s’épanouir et s’impliquer pour la Nature, un grand merci à eux !